François Zylberman
François Zylberman en Mer Rouge

François Zylberman

Depuis l’enfance, François avance dans le monde avec un appareil photo en bandoulière.
À quatorze ans, le Zeiss Ikon de son père devient son premier passeport vers l’invisible : la lumière, les gestes furtifs, les fragments de vie qui n’appartiennent qu’à ceux qui savent regarder.
Le cinéma l’attire aussi, comme une autre manière de sculpter le réel. Il tourne, il expérimente, il cherche déjà ce point d’équilibre où l’émotion rencontre la technique.

À dix-sept ans, une autre révélation l’attend : la mer. Il plonge, d’abord par curiosité, puis par nécessité. L’eau devient un refuge, un territoire intérieur, un espace où le temps ralentit et où les couleurs racontent d’autres vérités.

Ses études le mènent naturellement vers l’image, mais aussi vers l’informatique, un univers qu’il explore avec la même curiosité méthodique. Diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma Français, ingénieur informaticien et plongeur passionné, François tisse peu à peu un lien intime entre science, nature et création.

En 1990, lors d’une croisière en Corse, un ami lui tend un caisson de photographie sous-marine. Le déclic est immédiat. À cet instant précis, ses mondes se rejoignent : la mer, la lumière, la technique, la patience, la fascination du vivant.

Depuis, il parcourt les océans comme on feuillette un livre ancien, à la recherche de visages, de textures, de présences discrètes. Ses portraits rapprochés, ses scènes macro, ses ambiances enveloppées de bleu témoignent d’un regard attentif, respectueux, presque méditatif.

Ses images invitent à ralentir, à s’approcher, à reconnaître la beauté fragile d’une biodiversité souvent ignorée. François partage une vision du monde où chaque rencontre — poisson, corail, lumière — devient une histoire à part entière.